Jeunesse sacrifiée… À qui la faute?

Que cela soit en Afrique ou en Europe, que pouvons-nous réellement attendre d’un Etat où la jeunesse n’est pas une priorité? Que pouvons nous espérer d’une organisation sociétale qui met à mal la jeunesse et du coup hypothèque crescendo l’avenir des jeunes générations? Hélas…Rien!

Et pourtant, que n’entendons-nous pas clamer haut et fort dans le jargon de beaucoup et surtout des politiciens? La jeunesse est sacrée, il faut en prendre soin, ce sont eux les dirigeants de demain. Et malheureusement, il existe un gap entre les paroles et les actes, car au fil des années, le constat est amer: nos jeunes sont une génération sacrifiée!

Une génération sacrifiée par les intérêts politiciens, la dictature sous toutes ses formes. Sacrifiée par des parents complètement largués et par de mauvais exemples et désastreuses influences. Oui, la faute nous incombe donc tous!

À nous qui laissons faire aussi bien dans nos vies privées que publiques.

À nous qui laissons dire tout et n’importe quoi.

À nous qui laissons l’éducation de nos enfants à des événements extérieurs: téléréalité, artistes, jeux vidéos, influenceurs et tout le tralala internet.

*Nelson Mandela a dit : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » Et il avait bien raison! Oui, l’éducation est un droit pour chacun d’entre nous. Être éduqué c’est lutter contre l’ignorance, donc contre les préjugés, les idées reçues. C’est acquérir des connaissances pour être formé à un emploi. C’est se nourrir de valeurs universelles, celles du travail et de la méritocratie. C’est une main tendue à chaque jeune pour planifier son avenir. D’ailleurs, il y’a quelques jours, le 7 août, le monde fêtait la journée internationale de l’éducation. On comprend donc l’importance d’être éduqué. Car l’analphabétisme est un frein au développement. Il isole et met les jeunes au ban de la société. Mais beaucoup ne semblent pas avoir compris cette quasi exhortation du grand Madiba! Du coup, rien ne va plus!

On est face à une jeunesse qui a également sa part de responsabilité. Ces jeunes qui veulent de l’argent sans la sueur du front, qui brûlent la vie par les deux bouts mettant en berne leur intégrité. Cette jeunesse qui, en d’autres temps, aurait pris exemple sur nos guerriers africains d’antan voire sur des Thomas Sankara, Denis Mukwege, Nelson Mandela, Martin Luther King, Rosa Parks, Abbé Pierre, Malala et bien d’autres, qui ont œuvré et œuvrent pour le bien de l’humanité et de leurs semblables, préfèrent aujourd’hui l’influence d’un adulte pissant en pleine route à l’arrière d’un pickup, d’hommes battant leurs mères, de femmes et d’hommes prônant la prostitution, à peine masquée, via les « sugar baby » et les « sugar daddy ».

Et ne parlons pas de tous ces politiciens véreux, sans scrupules; ces artistes misant sur le sexe et la vulgarité pour vendre et enfoncer encore plus cette jeunesse dans le néant. Nous ne sommes vraiment pas sortis de l’auberge!

La jeunesse est sacrée! Et ce n’est pas un slogan. C’est une réalité! Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain! Ce sont eux qui vont diriger nos sociétés. Ce sont eux qui vont prendre les décisions pour le bien ou non de l’humanité! Quels adultes voulons-nous laisser sur cette terre?

Il n’est jamais trop tard! Il est temps de redresser la barre et de remettre cette jeunesse sur les rails! Nous sommes tous concernés et responsables de leur avenir! Et l’ingrédient indispensable à la recette de leur sauvetage est l’éducation. Et cette éducation commence dans les familles, dans nos maisons!

Armelle M.

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