La vie des Noirs compte… Mon œil !

Alors que l’on pensait que les mentalités évoluaient et que les humains allaient enfin se donner la main, voilà qu’on se rend compte que cette main ne serait que blanche. Et cela nous met en colère!

En colère parce qu’on a beau crier « Black Lives Matter » et battre le pavé, dans un semblant d’unité, de Paris à Moscou en passant par Kiev et bien d’autres endroits, il semblerait que la vie des noirs ne compte toujours pas.

Oui nous sommes en colère parce qu’à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne, on trie les douleurs, les peurs, les souffrances, les vies, en fonction de la couleur de la peau. Les femmes et les enfants d’abord disent-ils, en temps de guerre. Les femmes, les enfants et hommes…blancs d’abord font-ils à la frontière. Oui, ils repoussent les noirs sur les quais, les font descendre de leurs trains pour y laisser monter des blancs. Bravo l’humanité! Des actes qui nous font remonter à une certaine époque où le ségrégationnisme faisait loi. Honte à vous!

Quoiqu’en y réfléchissant bien, la honte n’est pas seulement de votre côté, elle incombe à nous tous. Oui vous avez bien lu à nous tous.

Surtout à cette Union Africaine qui n’a d’Union que le nom. Mais bien plus encore à ces présidents Africains, qui du haut de leur trône éphémère ( même s’ils pensent qu’il sera éternel), n’ont que faire de la vie et encore moins de la survie de leur peuple. Oui la honte à nous qui regardons le doigt lorsqu’on nous montre la lune.

Et comme le disait si bien Martin Luther King Jr « ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants, c’est l’indifférence des bons »

Oui, aujourd’hui, nous sommes effrayés par nos silences résultant de notre indifférence.

Pendant que nous nous battons, en vain, sur les réseaux sociaux à coups de: Poutine est bon ou Poutine est méchant, nous oublions nos compatriotes Africains qui fuient aussi les bombes.

Et nous qui pensions que les deux années de pandémie Covid qui viennent de s’écouler avaient un peu assagi et ressoudé l’humain avec l’autre, nous nous rendons compte que que nenni! Les fameuses remises en question et tous les jolis mots au sujet du temps précieux, de l’amour, la paix sur terre et tralala! Tout ça, envolé, que du blabla! Mieux, certains en profitent même pour devenir plus vils et cyniques que jamais.

Aujourd’hui plus que jamais, lorsqu’on nous montre la lune, au lieu de regarder le doigt, regardons la lune.

Armelle M.

Partagez sur les réseaux